Le Périscope dans le Journal l’Alsace du 3 janvier

Le Journal l’Alsace publie en ce 3 janvier un article complet sur le Périscope à l’occasion de la publication de sa seconde édition à l’est de Mulhouse. L’occasion de faire le point sur la création du journal, son concept et ses perspectives en cette nouvelle année 2011 !

Le Périscope souhaite une excellente à année à tous ses lecteurs, partenaires, annonceurs, et à tous les représentants d’entreprises qui contribué à enrichir son contenu.

Pour 2011 le Périscope continuera à soutenir le tissu local des entreprises et contribuer à son attractivité économique.

Béatrice Fauroux


Exposition Depardon à la BNF, un regard sur le territoire

La France de Raymond Depardon

Lors d’un récent passage à Paris, j’ai eu l’occasion d’aller visiter l’exposition de Raymond Depardon à la Bibliothèque Nationale de France.

J’ai été très intéressée, et souvent émue par ses grandes photos représentant des vues d’une France simple et colorée, une France d’avant les grands ensembles, les banlieues et les magasins en franchises…

Cafés, coiffeurs, garages, maisons, rond-points, routes et autres images de la vie de tous les jours loin du stress de la ville sont empreints de nostalgie et restituent une vie hors du temps, souvent suspendue… à un fil télégraphique.

Ce travail de longue haleine est admirable aussi bien techniquement que sur le plan humain : on sent que le regard porté sur les gens (pas toujours très présents, mais les traces de vie sont là) est plein d’empathie, voire de tendresse.

Depardon se sent proche des gens et de leurs activités quotidiennes. Ce sens profond de la proximité avec autrui exprimé par le regard du photographe nous renvoie à celle que nous avons souvent perdue avec nos voisins, commerçants, collègues…

Cette manière de scruter à la loupe – et d’une bien belle manière – les territoires oubliés de l’actualité est une belle leçon de modestie. Elle rejoint en tout cas ma préoccupation croissante : donner la parole à ceux qui ne l’ont pas…

Journal Le Périscope : une seconde édition à Mulhouse Est

Une seconde édition pour Le Périscope à Mulhouse

En cette mi-décembre, le bimestriel économique mulhousien est diffusé sur la zone économique à l’Est de la ville, après deux années de parution sur son « croissant économique Ouest ». Une seconde édition a en effet été rendue possible grâce à la motivation des chefs d’entreprise, qui ont plébiscité ce journal gratuit financé uniquement par la publicité.

Mettre de la vie dans les zones économiques

Parmi les atouts du Périscope : d’abord, un contenu –  essentiellement des portraits d’entreprise – qui intéresse les lecteurs professionnels, parce qu’il leur permet de connaître en quelques minutes l’activité de leurs voisins. Et une contribution active à la vie économique locale grâce aux « Apériscope », apéritifs conviviaux qui réunissent  2 ou 4 fois par an une centaine de professionnels dans les entreprises du secteur, avec l’aide du journal pour la communication.

Au-delà, le blog www.le-periscope.info publie tous les articles du journal et la qualité de son référencement met en lumière nombre d’entreprises qui n’ont pas de site web ou un site moins bien référencé.

Le lancement de cette seconde édition prouve l’utilité d’un media de proximité qui accompagne et promeut la vie économique sur son secteur. On est au coeur du concept de presse « hyperlocale ».

Qui édite le Périscope ?

Le Périscope a été créé début 2009 par une rédactrice indépendante (Béatrice Fauroux) et une régie publicitaire mulhousienne (ECA Edition) qui souhaitaient créer du lien sur la zone économique Ouest de Mulhouse, dont Le Parc des Collines, une zone franche avec plus de 300 entreprises.

Il est édité aujourd’hui par l’Agence Mulhousienne de presse nouvellement créée, et qui fait appel à un réseau de graphistes et de webmasters à Mulhouse, 1Beaujour, pour la fabrication du journal, distribue en vélo-cargo par Bike in the City.

lire le Périscope Est  : www.le-periscope.info

Les mots-clés et requêtes sur Google en 2010

Requêtes sur Google en 2010 :  résultats France

C’est toujours intéressant de voir ce que les gens recherchent sur le net : réseaux sociaux, people, shopping, sport ou loisirs (et travail, un peu) : l’évolution des mots-clés sur le web devraient aider les marketeurs et autres community managers, sociologues et analystes du comportement sur le web.

http://www.google.fr/intl/fr/press/zeitgeist2010/regions/fr.html

expression « Tomber de l’armoire »

C’est vraiment l’expression du jour, répétée à l’envi sur tous les sites des médias, et employée par Jean-Marie Bockel, ex-ministre (et ex-maire de Mulhouse), lorsqu’il a appris qu’il était débarqué du gouvernement Fillon.

Je n’avais jamais entendu cette expression pour laquelle je n’ai pas trouvé grande explication étymologique, sans doute il est assez inhabituel de se percher sur une armoire… Mon hypothèse est que c’est certainement l’adaptation de « tomber de sa chaise » pour des gens qui, placés plus haut dans la hiérarchie sociale, tombent par conséquent de plus haut. Sans pour autant « tomber des nues », chose sans nul doute réservée aux divinités…

Trève de plaisanterie, quand je vois (et le comble, j’y participe) le buzz énorme que fait cette expression sur le web aujourd’hui… j’en tombe… sur le cul.

Powerpoint, simple révélateur de stupidité

Enquête sur un logiciel qui rendrait stupide…

Je lis partout des résumés du livre de Franck Frommer et des interviews de ce dernier, sur le thème du logiciel Powerpoint qui en résumant les propos d’un orateur, en réduirait aussi la pensée.

C’est justement le jour où je préparais… un powerpoint pour un client qu’un article de Télérama sur ce sujet m’est tombé sous la main, et malgré les très bonnes raisons de l’auteur de fustiger cet outil de présentation, je trouve un peu facile de critiquer les outils, quand justement ce sont les idées et les pensées qui doivent le maîtriser…

Je me suis notamment rendue compte qu’un powerpoint de 20 diapositives (ou « slides ») pouvait fort bien être réduit à 10, le nombre ou la profondeur des idées ne souffrant aucun délayage inutile, cet outil étant impitoyable… pour les gens qui n’ont rien à dire.

Est-il interdit d’être synthétique, de supprimer redondances, mises en valeur répétitives et autres bavardages pour ne privilégier que l’idée principale, à charge à l’orateur de la développer devant son auditoire ?

Pourquoi critiquer un simple outil, alors que ce sont ceux qui l’utilisent  à mauvais escient qui mériteraient une bonne formation en rédaction, formulation et hiérarchisation des idées et des informations. Toutes qualités qui se perdent certainement, mais Powerpoint n’y est pas pour grand chose…

Quand les outils de communication servent une mauvaise cause, c’est du côté de la réflexion qu’il faut aller chercher des responsables, Powerpoint n’étant que le révélateur de la vacuité de la pensée et des contenus. Je suis sûre pour ma part que cet outil reste indispensable à toute réunion parce qu’il pose visuellement les idées à retenir, les objectifs à atteindre et oblige l’orateur à aller à l’essentiel. Dans un monde on parle trop souvent pour ne rien dire et où on écrit essentiellement pour radoter, Powerpoint joue un rôle salvateur.

La pensée PowerPoint, enquête sur ce logiciel qui rend stupide, Franck Frommer, Éditions La Découverte, 2010, 255 pages, 19 €

L’homme qui voulait vivre sa vie, le livre… et le film

L’homme qui voulait vivre sa vie : un film qui nous parle

Avant d’aller voir le film inspiré par un livre qui m’avait tant marquée, j’ai hésité, tant les films peuvent parfois paraître réducteurs par rapport au livre dont ils s’inspirent. J’avais beaucoup apprécié ce roman entre autres parce qu’il s’apparente à un conte philosophique sur le thème de l’identité : qui sommes-nous, quel sens a notre destin, le bonheur est-il possible, pourrions-vivre une autre vie, ailleurs, aujourd’hui, demain, et à quel prix  ?

Cette question traverse tout le livre que j’avais tellement apprécié que je l’ai relu récemment en anglais pour mieux « sentir » le personnage. « The Big Picture » m’a d’ailleurs été dédicacé par Douglas Kennedy himself lors de son récent passage à Strasbourg dans le cadre des rencontres organisées par la librairie Kléber.

Bref, le film d’Eric Lartigau restitue admirablement le climat du livre. Le jeu de Romain Duris le rend vraiment proche du héros du livre et de l’image que je m’en faisais : un type intelligent, qui doute de ses choix de vie, qui suit une route qu’il n’a pas vraiment choisie, et qui, en raison de ce décalage permanent qui le conduit à se mentir à lui-même, devient tellement border line dans ses attitudes que sa vie bascule.

Je ne suis pas d’accord pour dire comme d’autres que sa vie à ce stade est un échec, mais plutôt que sa première vie s’est construite sur une suite d’erreurs. Dans le livre d’ailleurs, on raconte que son père a étouffé dans l’oeuf sa vocation de photographe pour qu’il rentre dans le rang.

A partir du moment où il est obligé de fuir, malgré son sens de l’organisation et de la stratégie, on a peur pour lui, tout le temps, pendant tout le film, comme dans le livre : peur qu’il ne soit rattrapé par son acte fatal, qu’il soit reconnu alors qu’il est censé être mort,  ou qu’il ne craque en voulant retrouver ceux qu’il aime. Le climat incertain et angoissant du film lui donne une dimension dramatique et une profondeur je ne n’attendais pas forcément. Le « thriller » prend tout son sens, grâce à cette tension psychologique permanente.

Car changer d’identité et disparaître, dans notre société, c’est difficile. On laisse des traces partout, par sa voiture, sur internet, via des expositions, des publications, la traçabilité des héros de DK rend une seconde vie difficile.  Quand on a besoin d’être reconnu par son travail, il faut assumer sa part de lumière : les héros de Douglas Kennedy sont écrivains, scénaristes, journalistes, photographes… rarement ouvriers ou couturières.

Prisonniers des conventions de leur classe sociale aisée et du formatage des élites, les héros de DK cherchent une voie qui leur ressemble plus que le diktat de la réussite matérielle. C’est sans doute cette quête de sens qui fait que les romans de l’américain ont tant de succès en Europe. Le film est d’ailleurs une excellente entrée en matière pour ceux qui n’auraient pas lu les romans de Douglas Kennedy.

PS : Pendant le film, j’ai eu l’impression sur un quai de gare que Douglas Kennedy lui-même marchait parmi la foule des voyageurs. Illusion ou pas, cette apparition fugitive avec le clin d’oeil à Hitchcock serait bien dans l’esprit du livre, du film… et de l’écrivain.

LE MAG EXPERT de Tout Faire Matériaux, nouvelle référence de l’agence

L’agence Béatrice Fauroux Communications a rédigé en partie ce nouveau magazine d’enseigne du groupe Tout Faire Matériaux : le Mag Expert N°1, dont la rédaction en chef et la réalisation sont assurées par l’agence éditoriale Verbe, filiale de Publicis.

  • Un dossier sur le confort en hiver ou comment vivre lors des périodes de froid dans une maison bien isolée, saine et confortable sans consommer trop d’énergie,
  • un article sur le monomur, un matériau de construction qui pourrait changer les les habitudes de construction en France, avec ses avantages et les freins au développement de ce produit,
  • un article sur l’isolation thermique par l’extérieur, sa performance et les contraintes de sa mise en oeuvre,
  • un article sur les extensions et surélévations bois, qui permettent d’augmenter les mètres carrés habitables du logement dans de bonnes conditions techniques.

Le MAG EXPERT N°1 est disponible dans les enseignes du groupe Tout Faire Matériaux

Agence éditoriale Béatrice Fauroux Communications, rédacteurs spécialisés dans le bâtiment et les matériaux

Facebook, Séraphine, Cleveland, Iris ou quand le cinéma réinvente la réalité

Encore un billet sur le cinéma.

Cela fait maintenant quatre fois en peu de temps que je vois un film fondé sur une base réelle et je dois dire que j’apprécie cet ancrage dans l’actualité ou dans l’histoire, raconté avec intelligence, sensibilité et interprété par des acteurs de talent. Des pans de notre histoire ou des personnages oubliés prennent un relief particulier. Et la magie du cinéma fait que l’on s’intéresse à des situations ou des personnages desquels on était totalement étrangers avant d’avoir vu le film.

« Séraphine », la biographie d’une peintre de Senlis du début du 20ème siècle morte oubliée en 1942 est un film magnifique avec de superbes images, tout comme celui qui retrace la vie de l’écrivain Iris Murdoch : « IRIS », très émouvant avec ses aller retours entre une jeune femme brillante et pleine de vie et la dame âgée qu’elle deviendra, atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Plus près de nous : Cleveland contre Wall Street raconte un procès qui n’a pas eu lieu : celui de propriétaires spoliés par la crise et qui accusent les financiers de Wall Street d’en être la cause et The Social Network, qui revient sur la genèse de Facebook, la psychologie de son concepteur Mark Zuckerberg et ses imbroglios financiers et juridiques.

Guschti Vonville, un « honnête homme »

Suite à la visite de l’exposition « De Degas à Picasso » à l’Espace Fernet Branca cette semaine (collection Jean Planque), je voulais saluer le talent de Guschti Vonville, une homme de grande culture, qui aime le théâtre, a travaillé à la télévision régionale, est pétri de sa région l’Alsace et habité par l’art. Ce soir-là, il nous a raconté l’exposition avec simplicité, drôlerie et une culture impressionnante, avec un mélange unique de rusticité alsacienne et de finesse culturelle exempte de la moindre pétanterie.Guschti Vonville

Le procès de Séraphine

Lu dans la newsletter d’e-alsace, l’article suivant qui m’a rappelé ce très beau film « Séraphine » auquel je pense souvent. Si magnifiquement interprété par Yolande Moreau, il raconte le don artistique à l’état brut, le choc de cultures, le fossé social… et les images sont plus belles les unes que les autres. Cette « suite de l’histoire » est moins belle… Mais en saura-t-on davantage sur Séraphine ?

L’artiste peintre Séraphine originaire de Senlis (Oise) est au coeur d’un procès. Le producteur et le scénariste du film qui raconte sa vie se sont retrouvés au tribunal, accusés de plagiat.


« Séraphine  » et Séraphine de Senlis » ne font-elles qu’une ? D’un côté, le film au sept césars dans lequel a brillé Yolande Moreau et de l’autre une thèse de l’historien Alain Vircondelet, publiée en 1986 par Albin Michel. Les deux oeuvres ont fait découvrir le destin inouï de cette femme peintre née en 1864 dans l’Oise et morte en 1942 dans un hôpital psychiatrique.

Docteur en histoire de l’art, Alain Virconde et est un spécialiste reconnu de Séraphine Louis. Il avait soutenu en 1984 une thèse de doctorat sur cette domestique illuminée devenue peintre autodidacte, et découverte par le critique allemand Wilhelm Uhde. Deux ans plus tard, il avait publié aux éditions Albin Michel une biographie intitulée « Séraphine de Senlis ».

Le film « Séraphine », qui a engrangé 845 000 entrées au cinéma et a décroché sept César en 2009, « a été fait avec le livre de M. Vircondelet sur la table », a estimé l’avocat de l’historien, Me Christophe Bigot, lors de l’audience devant le tribunal de grande instance de Paris.

« Reproduction servile »

« C’est une contrefaçon absolument caractérisée, il y a des reprises au mot le mot de l’ouvrage« , a-t-il ajouté, évoquant « 35 occurrences de contrefaçon ».

M. Vircondelet et son éditeur, qui réclament 600.000 euros de dommages et intérêts au producteur TS Productions et au scénariste Martin Provost, estiment que de nombreux passages du long-métrage « sont la reproduction servile » de passages publiés en 1986.
« M. Vircondelet a imaginé Séraphine peignant avec de la terre molle et du sang, une image reprise purement et simplement dans le film: le plagiaire est pris la main dans le sac« , donne en exemple Me Bigot.

« Mauvais procès », répond l’avocat des défendeurs, Me Yves Henri Nédélec, évoquant comme sources des « ouvrages antérieurs », notamment ceux de Jean-Pierre Foucher (1968) et Wilhelm Uhde (1949), le critique d’art qui la découvrit, et des « rencontres » préparatoires au film.

Jugement le 26 novembre.

Pour voir la bande-annonce du film, cliquez ici

Warhol au Kunstmuseum de Bâle : The Early Sixties

Liz Yellow
L’exposition du Kunstmuseum de Bâle The Early Sixties est certes loin de la prestigieuse expo du Grand Palais à Paris en 2009, mais il s’agit ici de tout autre chose : en 70 oeuvres créées de 1961 à 1964, l’exposition tente de montrer comment Warhol est passé du dessin à la main à la reproduction en grande série qui fera le socle de son oeuvre par la suite. L’exposition se termine donc logiquement par son travail-phare de 1964, avec plusieurs grands formats des « Flowers », dont il produira 500 exemplaires en différents formats et couleurs.

Il s’agit donc bien de décrypter son processus créatif, loin de l’image et du prestige d’une grande expo qui viserait des oeuvres majeures et serait certainement plus populaire. L’exposition montre en particulier comment Warhol a démarré en projetant des images contre un mur pour faire ensuite un dessin, et peu à peu comment il a eu l’idée d’utiliser des pochoirs, des masques pour appliquer les couleurs, des tampons… toujours avec l’idée de reproduire l’image à l’aide d’un outil, dans une optique semi-industrielle.

Ce qui est intéressant aussi, c’est de voir de quelles images originales il est parti pour ses reproductions en sérigraphie : la photo de Liz Taylor, la publicité pour la Cambell’s soup, la vraie photo des Flowers, etc. sont montrés sous vitrine. Ce qui mène à l’idée que ce n’est pas la source qui est importante, elle ne l’est que par ses qualités graphiques exploitées par la suite, il s’agit donc plutôt de re-création que de création pure. Certains détracteurs de Warhol considèrent d’ailleurs qu’il n’est pas un artiste, alors que d’autres le voient comme un génie, « plus grand encore que Picasso ».

En effet j’ai entendu ça l’autre jour, je mets France Culture dans la voiture et un plasticien parlait de Warhol en ces termes. Il a publié un livre : « Warhol, vies multiples » dans lequel ses frères, des amis, des proches parlent de l’artiste, en déroulant toute sa vie jusqu’à sa mort à New York en 1987.

Warhol, vie multiples, par Pierre-Paul Puljiz et Jean-Michel Vecchiet

CNRS, 224 p., 29 euros

Voici certainement un livre à lire pour comprendre l’artiste, car ce n’est pas au Kunstmuseum de Bâle qu’on peut acheter beaucoup de livres, ni même le catalogue de l’expo en Français ! Là-bas, la langue anglaise – mais aussi allemande – passent avant le français qui est quasi-ignoré. Les francophones représentent certes un public limité à Bâle, mais que dire de ce pays trilingue dont une grande partie parle notre langue ?…